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05.01.2011 - mer. : 08'32 - Mise à jour 05.01.2011 - mer. : 08'32

Le Sud-Soudan, remise en cause des frontières coloniales en Afrique

Soudan

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    JUBA (Soudan) - Le référendum d'indépendance du Sud-Soudan ouvre une
véritable boîte de pandore en Afrique car il remet en cause les frontières héritées de la
colonisation et pourrait créer un précédent pour d'autres régions tentées par la sécession.


    "Le Sud-Soudan est incontestablement un précédent. Il n'y a jamais eu de référendum
dans un pays africain qui a permis à une partie de la population, à une région en particulier,
de décider si elle avait l'intention de rester dans le cadre d'un Etat unitaire ou au contraire
de faire sécession", note René Otayek, du Centre d'étude sur l'Afrique noire à Sciences
Po Bordeaux.


    Les puissances occidentales s'étaient partagé le gâteau de l'Afrique lors de la conférence de
Berlin en 1885. Après la décolonisation au début des années 1960, les pays du continent ont
formé l'Organisation de l'unité africaine (OUA), ancêtre de l'Union africaine, avec pour credo
"l'intangibilité" des frontières héritées de cette période coloniale.


    Or, à la fin de la guerre civile entre le Nord et le Sud du Soudan en 2005, un accord de
paix a reconnu le droit des Sud-Soudanais à un référendum d'autodétermination pouvant
mener à terme à la partition du plus grand pays d'Afrique. Certes, l'Erythrée s'était prononcée
en 1993 sur son indépendance face à l'Ethiopie, mais à la différence du Sud-Soudan, ce pays
de la Corne de l'Afrique avait déjà existé, en tant que colonie italienne.


    "Ce qui ajoute à la spécificité de la situation soudanaise, c'est le consensus international
sur le référendum et sur le respect par toutes les parties du résultat de ce scrutin. C'est
fondamental", souligne M. Otayek.


    "En terme légal, le référendum se fait dans les règles prescrites du droit international, avec
l'accord de la capitale et une supervision internationale qui doit en attester la crédibilité. Mais
en terme de perception, cela montre qu'il est possible d'obtenir la sécession. Et donc puisque
c'est possible, on peut se battre pour elle", explique Roland Marchal, spécialiste du Soudan.