ANGOP - Angola Press de Nouvelles Angola PressANGOP - Angola Press de Nouvelles Angola Press

Aller à la page d'accueil
Luanda

Max:

Min:

Accueil » Nouvelles » Afrique

13.12.2011 - mar. : 06'50 - Mise à jour 13.12.2011 - mar. : 06'49

Moncef Marzouki succède à Ben Ali comme président "de la 1ère république arabe libre"

Tunisie

Envoyer par email

Pour partager cette nouvelles par courriel, veuillez remplir les informations ci-dessous et cliquez sur Envoyer

Réviser

Pour signaler des erreurs dans les textes des articles publiés, de remplir les informations ci-dessous et cliquez sur Envoyer

Tunis - Moncef Marzouki, médecin et farouche opposant de gauche au régime Ben Ali, a été élu lundi à la présidence de la Tunisie par l'Assemblée nationale constituante issue de l'élection du 23 octobre, premier scrutin pluraliste libre de l'histoire du pays.    

Moncef Marzouki, 66 ans, dirigeant du Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste), a été élu par 153 voix pour, 3 contre, 2 abstentions et 44 votes blancs sur un total de 202 votants. Onze mois après la chute de Zine El Abidine Ben Ali chassé par le soulèvement populaire qui a donné ensuite naissance au "printemps arabe", M. Marzouki a fait part à l'AFP de son "formidable honneur" de devenir le président "de la première république arabe libre".    

Bête noire du président déchu, ce défenseur des droits de l'Homme prendra mardi ses quartiers au palais présidentiel de Carthage, avant de prêter serment sur le Coran devant la Constituante mardi matin.    

La première mission de M. Marzouki après sa prestation de serment sera de désigner un chef de gouvernement, qui doit être l'islamiste Hamadi Jebali, dont la future équipe doit obtenir la confiance de l'assemblée. L'hymne national a retenti dans l'hémicycle après son élection, alors ses partisans criaient "fidélité aux Martyrs de la révolution!".    

Costume gris, chemise blanche mais sans cravate comme toujours, M. Marzouki, un médecin de formation, a remercié tous les députés. "Le message par lequel vous me dîtes +nous t'aurons à l'oeil+ est bien reçu", a-t-il lancé en direction de l'opposition qui a voté blanc.    

"Ce jour est mémorable, vive la Tunisie du plus profond de mon coeur", a-t-il ajouté, se disant "fier de porter la plus précieuse des responsabilités, celle d'être le garant du peuple, de l'Etat et de la révolution". En accédant à la magistrature suprême, le dirigeant du CPR Moncef Marzouki devra renoncer à toute responsabilité sein de sa formation.    

Subtil et fin tacticien, cet opposant historique à Ben Ali, qui a vécu 10 années en exil en France, réalisera ainsi son rêve. M. Marzouki avait annoncé sa candidature à la présidence de la République trois jours après la chute, en janvier, de l'ex dirigeant. Il est réputé pour son intransigeance et ses talents de tribun, mais reste critiqué pour son alliance avec les islamistes d'Ennahda qui domineront le gouvernement.