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20.04.2012 - ven. : 08'49 - Mise à jour 20.04.2012 - ven. : 08'48

Reprise sous surveillance du procès Nessma TV, test pour la démocratie

Tunisie

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Tunis - Le procès du directeur de la chaîne privée tunisienne Nessma TV poursuivi pour "atteinte aux valeurs du sacré" après la diffusion du film Persepolis, a repris jeudi sous haute surveillance au milieu de manifestations anti-Nessma et pro-libertés près du Palais de justice à Tunis.


Nabil Karoui, est poursuivi pour "atteinte aux valeurs du sacré, atteintes aux bonnes moeurs et troubles à l'ordre public". Les reproches portent sur la diffusion en octobre 2011 du film franco-iranien, quinze jours avant la première élection post-Ben Ali gagnée par le parti
islamiste Ennahda qui a pris la tête du gouvernement.


L'affaire avait déchaîné les passions et suscité une vague de violences entre partisans des libertés retrouvées et défenseurs de l'islam. Des extrémistes avaient tenté d'attaquer le siège de la chaîne et d'autres ont mis en place un comité de défense des libertés.En cause: une scène du film qui décrit le régime iranien de Khomeiny à travers les yeux d'une fillette parlant à Dieu personnifié, la représentation d'Allah étant proscrite par l'islam.


Nabil Karoui s'était "excusé" pour la diffusion de cette scène, sans réussir à faire cesser les poursuites engagées par des avocats de la partie civile. "C'est un jour décisif pour la liberté d'expression et de la presse", a déclaré jeudi M. Karoui jeudi à l'AFP. "Le jugement sera
historique et aura un effet sur la région", a prédit M. Karoui dont la chaîne diffuse également des programmes pour l'Algérie et le Maroc.


Ouvert dans le chaos le 16 novembre et reporté deux fois depuis, son procès a de nouveau provoqué des manifestations aux abords du palais de Justice, où un important dispositif policier était déployé. Des journalistes et militants tunisiens avaient été insultés et agressés par des extrémistes lors d'une audience le 23 janvier.