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29.08.2012 - mer. : 08'15 - Mise à jour 29.08.2012 - mer. : 08'15

La Gambie pressée d'arrêter l'exécution de prisonniers condamnés à mort

Gambie

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DAKAR (Sénégal) - Les appels à épargner près de 40 prisonniers dans le couloir de la mort en Gambie se sont multipliés mardi, après l'annonce officielle de l'exécution de neuf condamnés à la peine capitale, alors qu'une ONG a appelé à isoler le président gambien Jammeh jugé "dangereux pour l'Afrique".


Lundi soir à Banjul, le ministère gambien de l'Intérieur a publié la liste de neuf prisonniers passés par les armes dimanche, affirmant que tous avaient épuisé leurs recours. Une femme et d'anciens militaires figurent parmi eux.


Les ONG de défense des droits de l'Homme ont été les premières à condamner ces exécutions qu'avaient promises, sans dates et sans nombre précis, le président gambien Yahya Jammeh dans un message à la Nation les 19 et 20 août.


Amnesty International s'est déclarée "consternée" et a exhorté les autorités gambiennes "à faire en sorte qu'aucune nouvelle exécution n'ait lieu".


Les proches des neuf fusillés n'ont pas été préalablement informés de leur exécution et 38 détenus demeurant dans le couloir de la mort sont privés de communication avec leurs familles, selon Amnesty.


Alioune Tine, président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho, ONG basée à Dakar), a lui dénoncé "un cas de folie à la tête d'un Etat, un paranoïaque à la tête de la Gambie et c'est dangereux pour l'Afrique", a-t-il affirmé, en réclamant "un isolement total de Yahya Jammeh".


Ex-militaire, Yahya Jammeh, 47 ans, dirige d'une main de fer ce petit pays anglophone enclavé dans le Sénégal depuis un putsch en 1994. Elu en 1996 et réélu trois fois (2001, 2006, 2011), il se pose en homme aux pouvoirs mystiques et se dit notamment capable de "guérir" le sida.