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07.04.2013 - dim. : 10'26 - Mise à jour 07.04.2013 - dim. : 10'26

La Femen tunisienne vit, retenue par sa famille, dans la crainte des islamistes

Tunisie

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Paris - La jeune tunisienne cachée depuis la diffusion de photos d'elle seins nus est apparue samedi dans un reportage de Canal Plus où elle dit craindre les représailles en Tunisie de groupes islamistes après avoir reçu des menaces de mort et être retenue contre son gré par sa famille.


Identifiée sous le nom d'Amina Tyler, la jeune fille avait fait scandale en publiant mi-mars des clichés d'elle la poitrine nue barrée des mots "mon corps m'appartient, il ne représente l'honneur de personne" ou encore "Fuck your morals", reprenant le mode d'action du groupe féministe Femen.


Les rumeurs sur sa disparition et sur les éventuels représailles de groupes salafistes en Tunisie avaient déclenché un mouvement de solidarité dans le monde entier.

Une équipe de l'agence CAPA TV travaillant pour l'Effet Papillon, l'émission de reportages diffusée samedi par Canal Plus, a pu rencontrer la jeune fille jeudi soir dans une maison située "à 3 h de Tunis" où elle vit avec sa famille.


Elle y apparaît fatiguée, apathique, sous le contrôle étroit de sa famille qui la retient contre son gré mais pour sa protection.


Après la publication des photos, "ma famille m'a trouvé dans un café", déclare-t-elle.


"Ils m'ont conduit à la maison. Mon cousin a cassé la puce de mon téléphone. Il m'a frappé. Et après, je suis resté dans ma famille puis on a déménagé dans cette ville", témoigne-t-elle.


Avez-vous été obligée de rester dans votre famille ? "Oui, bien sûr".


Le vouliez vous ? "Non". Amina affirme avoir reçu des menaces par téléphone et sur son compte Facebook. "Tu vas mourir", "On va jeter de l'acide sur ton visage", des choses comme ça"."Je dois quitter la Tunisie, j'ai peur pour ma vie et la vie de ma famille.

Il y a beaucoup de rumeurs sur ce que les islamistes et les salafistes veulent faire contre moi", souligne-t-elle, expliquant vouloir "quitter la Tunisie, (sa) famille, les menaces".


"J'espère continuer mes études à l'étranger", ajoute la jeune fille aux cheveux courts, évoquant l'impossibilité de poursuivre ses études en Tunisie et son rêve de devenir "journaliste et aider les Femen d'une façon ou d'une autre".