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20.05.2013 - lun. : 07'46 - Mise à jour 20.05.2013 - lun. : 07'44

L'Etat de santé de Bouteflika, le flou officiel favorise l'alarmisme

Algérie

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ALGER - L'état de santé du président algérien Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé depuis plus de trois semaines à Paris, suscite des rumeurs alarmistes en Algérie, alimentées par les propos officiels rassurants mais évasifs, à un an de la présidentielle.

En l'absence de bulletins de santé du président de 76 ans, transporté le 27 avril à l'hôpital militaire parisien du Val de Grâce à la suite d'un petit AVC, la presse algérienne s'interroge chaque jour, avec prudence, sur ce sujet tabou.

 Dimanche, Mon journal et son pendant arabophone Djaridati ont fait l'expérience amère de la censure, selon son patron Hichem Aboud, une première en Algérie depuis une dizaine d'années.


Une première que le ministère de la Communication a démentie affirmant en fin d'après-midi qu'il n'avait donné "aucun ordre de censure" des journaux, selon une déclaration citée par l'agence nationale APS. Les deux journaux avaient consacré leur Une
à un dossier sur une "détérioration" de l'état de santé du chef d'État, citant "des sources médicales françaises et des proches de la présidence algérienne".

Ils annonçaient aussi, s'appuyant sur les mêmes interlocuteurs, que M. Bouteflika était "rentré mercredi à l'aube à Alger en +état comateux+", a expliqué à l'AFP M. Aboud. Cet un ancien militaire devenu opposant a ensuite été formellement accusé par le
parquet d'Alger d'"atteinte à la sécurité de l'Etat" pour ses déclarations sur la santé du président, qui ont eu un "impact négatif direct sur l'opinion publique nationale et internationale".

Le ministère de la Communication a d'ailleurs opposé un démenti formel à ses déclarations, en affirmant que les deux journaux "donnaient des informations erronées" et "totalement fausses" sur l'état de santé du président.