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07.03.2018 - mer. : 17'07 - Mise à jour 07.03.2018 - mer. : 17'07

La Sierra Leone vote pour la première fois lors d’un scrutin ouvert

Free Town - Un ancien fonctionnaire de l’ONU se présente à la présidentielle face au parti dirigeant et à son opposition traditionnelle, selon le Monde.

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Pour se faire une place dans le paysage politique de la Sierra Leone écrasé depuis des lustres par deux mastodontes, il faut savoir jouer des coudes, avoir quelques certitudes et parfois des ambitions démesurées pour absorber les échecs. Kandeh Kolleh Yumkella a expérimenté un peu de tout cela, dimanche 4 mars à Bo, lors de son dernier meeting de campagne présidentielle avant le scrutin de mercredi. Il n’y avait là que quelques centaines de partisans mêlés aux curieux, rompant avec la langueur dominicale dans cette ville d’une centaine de milliers d’habitants. Cela ne semblait pas atteindre l’optimisme de cet ancien et charismatique haut fonctionnaire de l’ONU. « Je suis le Macron de la Sierra Leone », assure Kandeh Yumkella dans un grand sourire, à la descente d’une estrade sommaire, posée à un carrefour du centre-ville où un rappeur inspiré chauffait la maigre foule.

A l’exception de son cercle rapproché, ils ne sont pas nombreux à parier sur une troisième force balayant d’un coup des édifices construits au fil d’épreuves aussi fondamentales que l’indépendance ou la terrible guerre civile des années 1990. Kandeh Yumkella, ancien directeur général de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), l’espère-t-il raisonnablement ? En tout cas, on ne peut plus les ignorer lui et sa Grande coalition nationale (NGC). Né à l’été 1997 d’une scission du principal parti d’opposition, le Parti du peuple sierra-léonais (SLPP), il marche aussi sur les plates-bandes de l’APC, l’ancien parti unique d’après l’indépendance de 1961, accordée par la Couronne britannique.

Il est devenu le facteur X de la politique sierra-léonaise, qui se résumait jusqu’alors à l’APC du président sortant Ernest Bai Koroma, qui termine le deuxième et dernier quinquennat que lui accorde la Constitution, et au SLPP du « brigadier » Julius Maada Bio, un vétéran de la guerre civile (1991-2002), ancien chef d’une junte éphémère...

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