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25.04.2010 - dim. : 11'34 - Mise à jour 25.04.2010 - dim. : 11'34

Du voile islamique d'une jeune fille et de la laïcité au Kosovo

Kosovo

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Drobesh (Kosovo) - Le refus d'une jeune Kosovare d'ôter son voile islamique à l'école et l'interdiction de fréquenter l'établissement suscite un débat passionné au Kosovo autour de la nature laïque du nouvel Etat, dont la très grande majorité de la population est musulmane.
   

Arjeta Halimi, une jeune fille de 17 ans, explique comment on lui signifia, en janvier dernier, qu'elle ne pouvait plus entrer dans son école de Vitina, dans l'est du Kosovo, proche du village de Drobesh, où vit sa famille. Les agents de sécurité m'ont dit que je ne pouvais pas entrer dans l'établissement avec mon foulard", dit-elle à l'AFP.
   


"Ils m'ont dit qu'ils avaient reçu des instructions du directeur. J'ai refusé de l'enlever. Depuis, je n'ai pas pu revenir à l'école". Le voile d'Arjeta couvre ses cheveux et ses épaules, encadrant son visage. Aucune de ses quatre soeurs cadettes ne le porte. En dépit d'une décision du tribunal en sa faveur, l'établissement scolaire refuse d'autoriser Arjeta à assister aux cours, faisant valoir que la Constitution du Kosovo sépare clairement l'Etat de la religion.
  

"Notre pays est un Etat séculier. Nous ne faisons que respecter la Constitution", indique Fehri Qerimi, le directeur de l'école de Vitina. S'il y a eu dans le passé d'autres élèves interdites d'école pour avoir refusé d'enlever leur foulard, le cas d'Arjeta est le premier depuis la proclamation de l'indépendance du Kosovo, en février 2008.
   


C'est peut-être la raison pour laquelle l'attitude de la jeune fille a suscité un grand débat public qui, au delà d'Arjeta, porte sur la laïcité de l'Etat kosovar. Politiques, personnalités religieuses, journalistes, juristes, sociologues, chacun y va de son commentaire. Les uns soutiennent les autorités kosovares dans cette affaire et rappellent que la Constitution définit le Kosovo comme un Etat "neutre sur les questions religieuses".