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13.01.2011 - jeu. : 11'16 - Mise à jour 13.01.2011 - jeu. : 11'16

D'anciens délinquants sud-africains face à l'objectif de David Goldblatt

France

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PARIS - Face à la violence quotidienne en Afrique du Sud, le photographe David Goldblatt a tenté de comprendre: il a demandé à d'anciens détenus de revenir sur le lieu de leur crime afin de faire leur portrait et de les écouter raconter leur histoire.
              

Chef de file de la photographie sud-africaine, il présente vingt portraits en noir et blanc d'"ex-offenders" (anciens délinquants) dans le cadre d'une rétrospective sur son oeuvre de 1948 à 2010 à la Fondation Henri Cartier-Bresson (HCB) à Paris jusqu'au 17 avril. Ils sont accompagnés du récit de la vie de ces personnes.
              

Au milieu d'herbes folles, dans un magasin, sur une bretelle d'autoroute ou dans une plantation, les "anciens délinquants" fixent avec franchise l'objectif. Le regard de Goldblatt sur ces détenus libérés ou en conditionnelle ne juge pas, ne joue pas sur le sensationnalisme.
              

De passage à Paris pour le vernissage de son exposition, le photographe, 80 ans, explique sa démarche. "J'ai été victime ainsi que mon épouse de cambrioleurs armés, de voleurs, d'agresseurs en tout genre", dit-il. "Notre maison, dans la banlieue nord de Johannesburg a des grilles électrifiées. Nous dépensons d'énormes sommes d'argent pour nous protéger".
              

"Je me suis demandé qui étaient ces gens. Des monstres ou des gens ordinaires?", poursuit-il. Par le biais d'organisme de réinsertion, il est allé au devant de ces ex-détenus pour leur demander s'ils acceptaient de se faire photographier à visage découvert et de raconter leur vie.