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24.06.2012 - dim. : 10'31 - Mise à jour 24.06.2012 - dim. : 10'31

Après la destitution de Lugo, son successeur va devoir convaincre

Paraguay

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ASUNCION - Le gouvernement du nouveau président du Paraguay, Federico Franco, qu'aucun pays étranger n'a encore reconnu, va s'efforcer d'imposer sa légitimité après la destitution vendredi du président Fernando Lugo qui a appelé dimanche à "manifester pacifiquement" contre son éviction expresse par un vote du Congrès.


"Ce n'est pas Lugo qui a été destitué, c'est la démocratie. La volonté populaire n'a pas été respectée", a lancé Fernando Lugo appelant à quelque 500 partisans réunis à Asuncion à une "manifestation pacifique" de protestation tout en disant accepter ce "verdict injuste du Parlement, au nom de la paix et de la non violence", a constaté l'AFP.


Lugo, premier président de gauche du Paraguay en 62 ans, s'est dit victime d'"un coup d'Etat parlementaire" dans une déclaration depuis les studios de TV Publica où il a pénétré brièvement, pour participer à une émission matinale dimanche. 


Samedi matin, le nouveau président a reconnu lors d'une conférence de presse qu'il "y a des soucis qui (le) préoccupent avec la communauté internationale", mais il a immédiatement réfuté le terme de "coup d'Etat" employé également par certains chefs d'Etat au lendemain de la destitution du président Fernando Lugo.


Après cette transition menée au pas de charge et condamnée par de nombreux pays d'Amérique latine, le nouveau gouvernement va devoir justifier cette situation pour s'imposer comme interlocuteur crédible à l'étranger.


La présidente argentine, Cristina Kirchner, a évoqué un "coup d'Etat illégitime" et rappelé samedi son ambassadeur à Asuncion, qui ne devrait pas y retourner avant  "le rétablis-sement de l'ordre démocratique". Samedi encore, le gouvernement brésilien a condamné à son tour la destitution sommaire du président Lugo, disant que ses droits à la défense n'avaient pas été bien garantis et qu'il s'agissait donc d'une "rupture de l'ordre démocratique", condition nécessaire à la participation du Paraguay au bloc d'intégration régionale.