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07.01.2013 - lun. : 12'08 - Mise à jour 07.01.2013 - lun. : 12'08

A New Delhi, "capitale du viol", les femmes veulent apprendre à se défendre

Inde

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New Delhi - Après presque trois semaines d'une intense couverture médiatique sur le viol barbare d'une étudiante à New Delhi, les femmes dans la capitale indienne se disent plus angoissées que jamais, un sentiment qui profite aux
cours d'autodéfense.


New Delhi est depuis longtemps considérée comme "la capitale du viol en Inde" -- la ville a enregistré en 2011 plus de deux fois plus d'affaires d'agressions sexuelles que Bombay -- et les femmes font beaucoup plus attention qu'ailleurs lorsqu'elles se déplacent la nuit ou dans les transports publics.

Mais le viol collectif le 16 décembre d'une étudiante de 23 ans dans un bus en circulation et son passage à tabac à coup de barres de fer a fait monter d'un cran le déjà vif sentiment d'insécurité des femmes.


Dans les jours qui ont suivi l'agression, le professeur l'autodéfense Anuj Sharma a reçu une rafale d'appels de femmes voulant prendre des cours dans son centre, l'Invictus Survival Sciences, situé dans le sud de Delhi.


"Il y a eu une certaine hausse du nombre de demandes pour des services tels qu'une formation à se défendre soi-même", dit-il à l'AFP lors d'un cours dans le hall d'une école, confirmant des commentaires similaires d'autres experts en arts martiaux
implantés à Delhi.


"Cette affaire épouvantable a contraint les gens à estimer qu'ils ne pouvaient plus reléguer au second plan la question de la sécurité. L'autodéfense est pour eux une priorité", analyse-t-il.


Smriti Iyer, une étudiante du même âge que la victime du bus, dit avoir commencé à venir aux cours de M. Sharma pour mieux se protéger et sa démarche a suscité l'intérêt de ses amies.


En cours, M. Sharma enseigne les bases de l'autodéfense, en montrant notamment comment se dégager de l'emprise d'un assaillant et le mettre hors d'état de nuire avec un coup de poing ou un coup de pied bien placé.