ANGOP - Angola Press de Nouvelles Angola PressANGOP - Angola Press de Nouvelles Angola Press

Aller à la page d'accueil
Luanda

Max:

Min:

Accueil » Nouvelles » International

14.07.2015 - mar. : 15'36 - Mise à jour 14.07.2015 - mar. : 15'36

Thaïlande: la junte au pouvoir espère faire extrader des opposants réfugiés en France

Bangkok(AFP) - La Thaïlande espère faire extrader des opposants ayant obtenu le statut de réfugiés en France, a annoncé mardi le ministère de la Justice.

Envoyer par email

Pour partager cette nouvelles par courriel, veuillez remplir les informations ci-dessous et cliquez sur Envoyer

Réviser

Pour signaler des erreurs dans les textes des articles publiés, de remplir les informations ci-dessous et cliquez sur Envoyer


    
              
               Le ministre, le général Paiboon Khumchaya, "a transmis les noms de trois suspects" de lèse-majesté, un crime passible de 15 ans de prison en Thaïlande, selon une porte-parole du ministère.
               Cette demande a été faite lors d'une rencontre au ministère de la Justice lundi avec l'ambassadeur de France à Bangkok, Thierry Viteau, assure-t-elle.
               L'ambassade de France n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet, très sensible alors que la junte au pouvoir depuis mai 2014 a multiplié les affaires de lèse-majesté contre ses détracteurs.
               Les trois Thaïlandais se trouvant en France, selon les médias thaïlandais, sont Saran Chuichai, militante gay, Jaran Ditapichai, leader d'un mouvement soutenant le gouvernement élu déchu, et Somsak Jeamteerasakul, un professeur d'université.
               En juin, le gouvernement thaïlandais avait déjà demandé, sans succès, à la Nouvelle-Zélande d'extrader un Thaïlandais recherché pour lèse-majesté.
               Dix personnes ont encore été condamnées mardi en Thaïlande à des peines allant jusqu'à cinq ans de prison ferme pour leur participation à un supposé "réseau anti-monarchiste", en vertu de cette loi controversée.
               Depuis leur prise de pouvoir par un coup d'Etat en mai 2014, les militaires ont fait de la lutte contre le crime de lèse-majesté leur cheval de bataille, dans un contexte de grande incertitude liée à la succession du roi Bhumibol Adulyadej, 87 ans.
               Les poursuites et condamnations pour lèse-majesté sont en constante augmentation depuis. Selon l'ONG iLaw, qui recense les affaires de lèse-majesté, plus de 56 affaires de lèse-majesté sont en cours d'examen par la justice, contre deux avant le coup d'Etat de mai 2014.
               Un homme atteint de troubles psychiatriques a été condamné fin juin à trois ans et quatre mois de prison pour avoir diffamé la famille royale. En mars, un autre homme avait été condamné à 25 ans de prison pour avoir publié sur Facebook des messages diffamatoires.
   

Balises Internationale  

Lire aussi