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10.09.2018 - lun. : 15'25 - Mise à jour 10.09.2018 - lun. : 15'24

Sanction contre Serena Williams : la WTA dénonce un traitement sexiste

Excès de zèle de l'arbitre ? Sexisme ? Au lendemain de la finale de l'US Open, le monde du tennis s'interroge sur les raisons de la colère de Serena Williams, défaite par la Japonaise Naomi Osaka. La WTA a soutenu la joueuse, lit - on sur France 24

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La WTA, l'Association des joueuses de tennis, a estimé que la sanction infligée à Serena Williams au cours de la finale dames de l'US Open, samedi 8 septembre, relevait d'"une différence de degré dans la tolérance face aux émotions exprimées par les hommes et les femmes", dans un communiqué dimanche.

L’attitude de la star du tennis féminin durant ce match fait polémique depuis ce week-end.

Excès de zèle de l'arbitre ? Sexisme ? Au lendemain de la finale de l'US Open, le monde du tennis s'interroge sur les raisons de la colère de Serena Williams, défaite par la Japonaise Naomi Osaka.

La star américaine, qui a laissé filer l'occasion de remporter un 24e titre en Grand Chelem, a écopé de 17 000 dollars d'amende dimanche, pour ses trois avertissements reçus pour "coaching", "bris de raquette", puis "insulte".

En six jeux, l'escalade

Quand tout commence, Serena est dominée dans le jeu et vient de perdre le premier set 6-2. À 1-0 dans le second, Osaka mène 40-15 sur son service quand l'ex-numéro un mondiale reçoit un avertissement pour "coaching", interdit en match. L'arbitre, le Portugais Carlos Ramos, a décelé un geste de son entraîneur Patrick Moratoglou que la joueuse n'a pas perçu.

S'ensuit une discussion en plusieurs épisodes avec l'arbitre de chaise, qui s'envenime.

"Je ne triche pas pour gagner, je préfère encore perdre", se défend sur-le-champ l'Américaine. "C'est incroyable. Je n'ai pas reçu de 'coaching'. Je n'ai jamais triché de ma vie. Vous me devez des excuses", reprend-elle au changement de côté, outrée.

C'est après un second avertissement reçu pour avoir fracassé sa raquette, qui lui vaut un point de pénalité, que Serena sort de ses gonds.

"Vous attaquez ma personne. Vous avez tort. Vous n'arbitrerez plus jamais un de mes matches. Vous me devez des excuses. C'est vous le menteur", ne décolère-t-elle plus.

"Vous êtes un voleur"

"Vous êtes un voleur. Vous m'avez volé un point", l'accuse-t-elle. C'est à ce moment-là que l'arbitre portugais lui inflige un troisième avertissement, synonyme de jeu de pénalité, une sanction rare à ce niveau.

Deux jeux plus tard, la star américaine s'incline dans la confusion et voit son rêve d'égaler le record absolu de titres en Grand Chelem (24), s'envoler.

Pour l'ancienne championne Chris Evert, l'arbitre aurait dû faire part à la joueuse de son intention de la sanctionner pour "coaching" avant de passer à l'acte.

Billie Jean King, ancienne numéro un mondiale, estime que Serena Williams a été victime de sexisme. "Quand une femme est émotive, elle est 'hystérique' et est pénalisée pour cela. Quand un homme fait la même chose, il est 'franc' et cela n'a pas de répercussions. Merci Serena Williams de mettre au jour cette différence de traitement", a-t-elle tweeté.

L'Australienne Margaret Court, détentrice du record de 24 victoires en Grand Chelem (contre 23 pour Serena Williams) et star du tennis des années 1960-70, n'a de son côté pas apprécié l'attitude de la championne.

"C'est triste pour un sport quand une joueuse veut être au-dessus des règles", a-t-elle déclaré dans The Australian.

"Je pense qu'elle s'est laissé gagner par la pression parce qu'une jeune joueuse l'a dominée pendant le premier set", a-t-elle estimé.

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