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13.11.2019 - mer. : 15'49 - Mise à jour 13.11.2019 - mer. : 15'49

Le Ministère Public demande la condamnation du général "Zé Maria"

Luanda - Le Ministère Public a réclamé mardi devant le tribunal la condamnation du général António José Maria, dit Zé Maria, pour crime d'insubordination et de détournement de documents militaires, car, à son avis, des preuves ont été produites confirmant la véracité des faits.

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Jugement du général Zé Maria

Photo: Gaspar dos Santos

Le général António José Maria est jugé par la Cour suprême militaire depuis le 11 septembre dernier, accusé de crimes d'insubordination et de mauvais placement de documents, d'appareils ou d'objets contenant des informations militaires.

Selon le Ministère Public, il a été prouvé devant le tribunal qu'après le limogeage du poste de chef du Service du renseignement et de la sécurité militaires (SISM), l’accusé avait retiré du matériel relatif à la bataille de Cuito Cuanavale dans trois camionnettes, l’amenant aux installations de la Fondation Eduardo dos Santos (FESA) et à sa résidence à Praia do Bispo, à Luanda.

Il a indiqué qu'après avoir appris le retrait de documents, le commandant en chef des Forces armées angolaises (FAA), João Lourenço, avait recommandé à l'actuel chef du service du renseignement, Fernando Garcia Miala, de prendre contact avec Zé Maria afin de rendre dans les 48 heures, la documentation en cause.

Après la diligence requise et l'urgence de l'affaire, le général Garcia Miala a rencontré l’accusé dans un restaurant à Luanda, car il avait refusé de se rendre dans les locaux du SISM, comme l'exigent les règles.

Sur place, selon le ministère public, il a été prouvé devant le tribunal que l'accusé avait refusé de se conformer aux instructions données par le commandant en chef des FAA, affirmant qu'il ne se soumettait qu’à l’ordre de l'ancien président de la République, José Eduardo dos Santos, à qui il a une "fidélité de chien".

Dans ce contexte, il a demandé à la justice de rendre justice, condamnant l'accusé pour crime d'insubordination et de mauvais placement de documents militaires, conformément à la loi sur les crimes militaires.

Défense déclare inconstitutionnelle

Pour sa part, le défenseur du général António José Maria a considéré comme nulle la procédure de violation des principes et des droits énoncés dans la Constitution de la République d'Angola.

Selon la défense, le tribunal et le Ministère Public n'ont pas respecté le principe du contradictoire en ne donnant pas d'instructions contradictoires, outre de ne pas exister quelconque document prouvant l'ordre du commandant en chef de restituer les documents relatifs à la bataille de Cuito Cuanavale dans les 48 heures.

Il a estimé que la perquisition effectuée dans les locaux de la Fondation Eduardo dos Santos (FESA) avait été falsifiée car ni l’accusé ni son représentant n'avaient été informés à ce moment-là.

La défense souligne que la loi stipule qu'un document militaire a un caractère secret pour une période de 25 ans, à la suite de quoi il peut être considéré comme un sujet d'étude, un fait que son constituant a pris en considération, car il avait pour but de faire connaître au monde l'essence de la bataille de Cuito Cuanavale, qui a eu lieu il y a plus de 30 ans.

Du point de vue de la défense, les documents en question avaient perdu le caractère secret, car ils ont été rédigés il y a plus de 25 ans.

Selon la défense, devrait être considérée comme atténuant les services rendus au pays par l’accusé et tenir compte de son initiative de faire connaître les faits qui se sont déroulés lors de la bataille de Cuito Cuanavale, dont les cinq volumes écrits par lui attendent leur publication.

Pour sa part, le général António José Maria a nié devant le tribunal qu'il aurait commis le crime d'insubordination et qu'il aurait manqué du respect au Président de la République actuel.

Il a affirme avoir commencé à travailler avec le premier président de la République d'Angola, António Agostinho Neto, puis avec José Eduardo dos Santos, dont il a une profonde admiration.
L’accusé a souligné qu'après sa rencontre avec le général Garcia Miala, il avait été surpris deux jours plus tard par une notification du bureau du procureur militaire, l’accusant d'insubordination.
L'ancien chef du SISM est en résidence surveillée depuis le 17 juin de cette année.
La sentence sera rendue publique le 21 de ce mois.

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