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10.10.2019 - jeu. : 07'41 - Mise à jour 10.10.2019 - jeu. : 07'41

Le Budget général de l'Etat 2020 prévoit plus de justice sociale

Luanda - Le budget général de l'État (OGE, sigle en portugais) pour 2020 est déjà en préparation à la base et inclura des mesures éventuelles pour la redistribution des ressources avec plus de justice sociale et la lutte contre le gaspillage des fonds publics.

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Archer Mangueira, ancien ministre des Finances

Photo: Henri Celso

Vera Daves, nouvelle ministre des Finances

Photo: Henri Celso

C’est ce qu’a informé mercredi, à Luanda, la nouvelle ministre des Finances, Vera Daves, lors de la remise et reprise avec son prédécesseur, Archer Mangueira, après son investiture par le Président de la République, João Lourenço.

Elle a souligné que l'équité dans la redistribution des revenus commence par la manière dont les dépenses publiques sont exécutées.

"La responsabilité des dépenses publiques incombe à tous et chaque gestionnaire des unités budgétaires", a rappelé la nouvelle gouvernante, ajoutant que les mauvaises dépenses sont la plus insupportable des taxes.

Sur les politiques macro-économiques tracées, Vera Daves a indiqué qu'elle œuvrerait pour que de plus en plus des agents économiques contribuent au financement des investissements publics et des dépenses sociales de l'État, mettant l'accent sur l'amélioration de la santé, de l'éducation, des routes et de la sécurité sociale.

 Quant à la charge fiscale, La nouveau titulaire du portefeuille des Finances estime qu’il est possible, dans un délai raisonnable, qu’elle soit plus juste et plus équitable, afin de ne pas devenir un «fardeau» et de pénaliser ceux qui souhaitent investir dans le pays.

Devant des fonctionnaires de divers départements du secteur, la nouvelles ministre a également abordé la question de la libération davantage de ressources pour les investissements publics et de la stimulation des investissements privés pour atteindre pleinement les objectifs du Plan de développement national ( PDN) 2018-2022, l'accent étant mis sur la création d'emplois.

 “O que acontece, em  grande  medida, é que os subsídios acabam por beneficiar mais os agentes económicos que mais consomem e estes são,  normalmente, os que tem  maior  rendimento”, admitiu.

Se concentrant sur la réforme des subventions en cours pour certains biens et services, tels que les secteurs de l’énergie, de l’eau et des combustibles, Vera Daves a souligné que cet exercice permettrait des transferts directs de revenus aux ménages, en particulier ceux à faibles revenus.

À son avis, la question des subventions est l'un des thèmes les plus sensibles du secteur financier, d'où la nécessité pour l'État de réformer les subventions et de transférer leurs revenus aux populations les plus défavorisées.

"Ce qui se passe, dans une large mesure, c'est que les subventions finissent par profiter aux agents économiques les plus consommateurs, et ce sont généralement les personnes avec un grand pouvoir d’achat", a-t-elle admis.

Vera Esperança dos Santos Daves de Sousa, 35 ans, est originaire de Luanda et est diplômée en économie de l'Université catholique d'Angola (UCAN).

Elle est la première femme à occuper le poste de ministre des Finances en Angola. Au moment de sa nomination, elle était secrétaire d’État aux Finances et au Trésor.

Archer Mangueira quitte le secteur avec 90% de la dette publique

L'ancien ministre des Finances, Archer Mangueira, a déclaré croire aux capacités de la nouvelle gouvernante, qui reçoit des portefeuilles à un moment où la dette publique représente environ 90% du Produit intérieur brut (PIB).

"Je laisse les finances publiques dans un processus de contrôle fiscal visant la relance économique du pays", a déclaré Archer Mangueira, lors d'une allocution à la presse en marge de la cérémonie de remise et reprise.

Il a ajouté que la dette publique était dans les voisinages de 90% du PIB, soulignant cependant qu’un ensemble de déterminants avait conduit à sa croissance.

L’ancien ministre a considéré la dette publique comme un rapport de «deux poids», qui dépend de la croissance du produit intérieur brut, de la dévaluation de la monnaie et de l'impact de la dette indexée sur le taux de change.

Selon l'actuel gouverneur de la province de Namibe, le pays dispose d'un ensemble de déterminants qui ont conduit à la croissance de la dette publique, soulignant les efforts et les mesures mis en œuvre par l'Exécutif, avec déjà un certain succès, pour changer l’état actuel d'endettement.

Il a rappelé que le pays connaissait un déficit budgétaire depuis trois années consécutives et qu'en 2018, son excédent budgétaire était de 2,2% du PIB, ce qui réduirait le niveau de la dette publique.

Pour 2019, a-t-il souligné, l'Exécutif angolais exécute un budget équilibré, ce qu’on souhaite pour le Budget général de l’Etat 2020, une action susceptible de modifier l'évolution de la dette publique.

En ce qui concerne la dette extérieure, Archer Mangueira a souligné plusieurs actions en cours pour la réduire, mettant en relief la discontinuité des lignes de crédit garanties avec du pétrole.

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