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12.08.2020 - mer. : 07'31 - Mise à jour 12.08.2020 - mer. : 00'51

PR sollicite le Parlement de revoir le Code pénal

Luanda - Le Président de la République, João Lourenço, a demandé à l'Assemblée nationale de reconsidérer des articles spécifiques du Code pénal, fondamentalement liés aux crimes commis dans l'exercice de fonctions publiques.

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Le Chef de l'Etat angolais a reçu, il y a quelques jours, pour promulgation, la loi du nouveau Code Pénal de la République d'Angola et a adressé mardi une lettre au Président de l'Assemblée Nationale dans laquelle il partageait des «réflexions et inquiétudes» sur le diplôme, demandant finalement la révision de certaines de ses dispositions avant de la promulguer.

Les questions soulevées par le Président de la République concernent la récupération des valeurs de probité dans l'exercice des fonctions publiques et l'engagement national à prévenir et combattre la corruption à tous les niveaux.

Dans sa lecture sur le diplôme, le chef de l'Etat considère que "la perspective présentée par le nouveau Code pénal peut ne pas être alignée sur la vision actuelle et transmettre un message équivoque sur les crimes commis dans l'exercice de fonctions publiques".

Il déclare en particulier que «les articles 357 et suivants, en particulier les délits de participation économique aux affaires, le trafic d'influence et la corruption dans le secteur politique, obéissant aux orientations générales de la réforme de la politique pénale qui ont influencé son exécution, tendent paradoxalement à instaurer moins de sanctions que celles prévues par le Code pénal toujours en vigueur ».

Le Président de la République fait valoir que «la prévention du crime et la défense préventive des hautes valeurs sociales» imposent qu'on transmette à la société en général, au niveau législatif, un message clair de l'engagement de l'Etat angolais, des fonctionnaires et de chacun de ses citoyens dans la lutte contre la corruption, l’impunité et d’autres manifestations illégales qui intègrent le concept de criminalité en col blanc.

L'autre raison qui a conduit le chef de l'Etat à demander à l'Assemblée nationale de revoir le Code pénal est liée à l'environnement, domaine dans lequel il estime indispensable d'introduire une approche «suffisamment inhibitrice» des crimes correspondants.

La protection de l'environnement - de plus en plus importante et nécessaire pour le présent et l'avenir de la planète, tant pour les êtres humains que pour les autres espèces - peut également mériter un traitement plus équilibré entre les dommages, le plus souvent collectifs, la responsabilité de l’agent et les possibilités de réparation, lit-on dans la lettre.

L’approche que le Président de la République prône pour le nouveau Code pénal est mieux adaptée aux objectifs définis par l'Accord de Paris, que l'Angola s'apprête à accepter dans son ordre juridique, et la dynamique internationale sur cette la matière, soutient la missive présidentielle présentée mardi au Parlement.

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