Le Niger dit avoir déjoué une tentative de putsch à deux jours d'une transition démocratique

NIAMEY (Reuters) - Une unité militaire a tenté pendant la nuit de mardi à mercredi de s'emparer du palais présidentiel à Niamey, capitale du Niger, mais les assaillants ont été repoussés et l'ordre a été rétabli, a annoncé mercredi un porte-parole du gouvernement, à deux jours de l'investiture du nouveau chef de l'Etat élu.

Les assaillants, en provenance d'une base de l'armée de l'air, se sont enfuis après une riposte de la garde présidentielle lors de violents affrontements marqués par des bombardements et fusillades aux abords du palais présidentiel, ont déclaré trois sources au sein de l'appareil sécuritaire nigérien.

Ces différentes sources n'ont pas précisé où avaient fui les assaillants ni où se trouvent le président élu Mohamed Bazoum, dont la prestation de serment est prévue vendredi, et le président sortant Mahamadou Issoufou, qui doit se retirer après deux mandats de cinq ans consécutifs.

L'ancien émissaire américain au Sahel J. Peter Pham a écrit sur Twitter que les deux hommes se trouvaient en lieu sûr.

Les services du président nigérien ont diffusé sur Twitter des photos d'Issoufou présidant mercredi matin la cérémonie de prestation de serment de deux nouveaux juges de la cour constitutionnelle.

S'exprimant lors d'une conférence de presse dans l'après-midi, le porte-parole du gouvernement nigérien, Abdourahamane Zakaria, a déclaré que l'attaque survenue dans la nuit était une tentative de coup d'Etat.

"Le gouvernement condamne cet acte lâche et rétrograde qui vise à mettre en danger la démocratie et l'Etat de droit pour lesquels notre pays est résolument engagé", a-t-il déclaré.

"Le gouvernement félicite la garde présidentielle et les autres forces de défense et de sécurité pour leur réaction rapide, preuve de leur loyauté envers la République", a-t-il poursuivi, refusant de répondre à d'éventuelles questions.

Il a ajouté que la situation était désormais sous contrôle. Plusieurs personnes ont été arrêtées et d'autres sont recherchées, a-t-il également précisé.

RETOUR AU CALME

Plusieurs témoins avaient auparavant rapporté que la situation semblait normale en milieu de matinée à Niamey, avec des rues ouvertes à la circulation.

Selon un journaliste de Reuters sur place, la fusillade aux abords du palais présidentiel a éclaté vers 03h00 (02h00 GMT) et a duré environ une demi-heure.

Dans un communiqué, l'ambassade des Etats-Unis a dit qu'elle resterait fermée toute la journée en raison des coups de feu entendus dans son voisinage. Elle a averti que la situation restait fragile sur le plan de la sécurité en cette période post-électorale.

L'adversaire malheureux de Mohamed Bazoum, Mahamane Ousmane, a refusé de reconnaître la victoire du président élu au deuxième tour du scrutin de février et a dénoncé une fraude électorale.

Des manifestations parfois violentes ont eu lieu depuis à Niamey.

Mercredi dans la capitale, des partisans de Mahamane Ousmane ont affronté la police, qui a tiré, selon des témoins, des gaz lacrymogènes pour disperser un rassemblement.

Plusieurs routes à la périphérie de la capitale ont par ailleurs été fermées, ont indiqué ces témoins.

Le scrutin présidentiel a marqué la première transition démocratique au Niger, théâtre de quatre coups d'Etat militaires depuis son indépendance de la France en 1960.

Le pays est fragilisé par l'activité de groupes islamistes également présents au Mali et au Burkina Faso voisins.

Les assaillants, en provenance d'une base de l'armée de l'air, se sont enfuis après une riposte de la garde présidentielle lors de violents affrontements marqués par des bombardements et fusillades aux abords du palais présidentiel, ont déclaré trois sources au sein de l'appareil sécuritaire nigérien.

Ces différentes sources n'ont pas précisé où avaient fui les assaillants ni où se trouvent le président élu Mohamed Bazoum, dont la prestation de serment est prévue vendredi, et le président sortant Mahamadou Issoufou, qui doit se retirer après deux mandats de cinq ans consécutifs.

L'ancien émissaire américain au Sahel J. Peter Pham a écrit sur Twitter que les deux hommes se trouvaient en lieu sûr.

Les services du président nigérien ont diffusé sur Twitter des photos d'Issoufou présidant mercredi matin la cérémonie de prestation de serment de deux nouveaux juges de la cour constitutionnelle.

S'exprimant lors d'une conférence de presse dans l'après-midi, le porte-parole du gouvernement nigérien, Abdourahamane Zakaria, a déclaré que l'attaque survenue dans la nuit était une tentative de coup d'Etat.

"Le gouvernement condamne cet acte lâche et rétrograde qui vise à mettre en danger la démocratie et l'Etat de droit pour lesquels notre pays est résolument engagé", a-t-il déclaré.

"Le gouvernement félicite la garde présidentielle et les autres forces de défense et de sécurité pour leur réaction rapide, preuve de leur loyauté envers la République", a-t-il poursuivi, refusant de répondre à d'éventuelles questions.

Il a ajouté que la situation était désormais sous contrôle. Plusieurs personnes ont été arrêtées et d'autres sont recherchées, a-t-il également précisé.

RETOUR AU CALME

Plusieurs témoins avaient auparavant rapporté que la situation semblait normale en milieu de matinée à Niamey, avec des rues ouvertes à la circulation.

Selon un journaliste de Reuters sur place, la fusillade aux abords du palais présidentiel a éclaté vers 03h00 (02h00 GMT) et a duré environ une demi-heure.

Dans un communiqué, l'ambassade des Etats-Unis a dit qu'elle resterait fermée toute la journée en raison des coups de feu entendus dans son voisinage. Elle a averti que la situation restait fragile sur le plan de la sécurité en cette période post-électorale.

L'adversaire malheureux de Mohamed Bazoum, Mahamane Ousmane, a refusé de reconnaître la victoire du président élu au deuxième tour du scrutin de février et a dénoncé une fraude électorale.

Des manifestations parfois violentes ont eu lieu depuis à Niamey.

Mercredi dans la capitale, des partisans de Mahamane Ousmane ont affronté la police, qui a tiré, selon des témoins, des gaz lacrymogènes pour disperser un rassemblement.

Plusieurs routes à la périphérie de la capitale ont par ailleurs été fermées, ont indiqué ces témoins.

Le scrutin présidentiel a marqué la première transition démocratique au Niger, théâtre de quatre coups d'Etat militaires depuis son indépendance de la France en 1960.

Le pays est fragilisé par l'activité de groupes islamistes également présents au Mali et au Burkina Faso voisins.