Tchad: Des opposants tentent de manifester, tirs de lacrymogènes

N'DJAMENA (Reuters) - Les forces de sécurité tchadiennes ont tiré samedi des grenades lacrymogènes pour disperser des manifestants rassemblés dans la capitale N'Djamena afin de protester contre la prise du pouvoir de l'armée après la mort du président Idriss Déby le mois dernier.

Le conseil militaire de transition, dirigé par le fils du défunt président Mahamat Idriss Itno, avait interdit vendredi ces rassemblements organisés à l'appel d'une coalition de partis d'opposition et de mouvements de la société civile.

Même si l'armée s'est engagée à organiser des élections dans un délai de 18 mois, les opposants dénoncent la prise en charge de la transition par les militaires, qu'ils assimilent à un coup d'Etat perpétuant les 30 années au pouvoir d'Idriss Déby.

Malgré l'interdiction, des manifestants sont descendus dans les rues de N'Djamena samedi matin, certains brandissant des banderoles ou des pancartes dénonçant l'instauration d'une "monarchie" au Tchad.

"La police nous a empêchés de manifester", a dit Real Mianrounga, un représentant de la société civile, affirmant avoir été blessé dans une charge de la police contre une tentative de rassemblement dans le centre de la capitale.

"Ceux qui ont résisté ont été violemment réprimandés par la police. Il y a eu des blessés", a-t-il ajouté.

Certains manifestants ont brûlé des drapeaux français en accusant la France de soutenir l'armée dans son ancienne colonie, alors qu'Idriss Déby était perçu à Paris comme un élément important de la lutte contre l'islamisme armé au Sahel.

Emmanuel Macron était assis aux côtés de Mahamat Idriss Itno le 23 avril lors des obsèques d'Idriss Déby, décédé quatre jours plus tôt dans des combats contre des rebelles. Le président français avait alors assuré que "la France ne laissera(it) jamais personne remettre en cause, ne laissera(it) jamais personne menacer ni aujourd'hui ni demain la stabilité et l'intégrité du Tchad".

Quatre jours plus tard, Emmanuel Macron s'est toutefois dit "pour une transition pacifique démocratique inclusive (et) pas pour un plan de succession", tout en condamnant "avec la plus grande fermeté" la répression de manifestations ayant eu lieu le jour même à N'Djamena, dans lesquelles cinq personnes ont été tuées.

Le conseil militaire de transition, dirigé par le fils du défunt président Mahamat Idriss Itno, avait interdit vendredi ces rassemblements organisés à l'appel d'une coalition de partis d'opposition et de mouvements de la société civile.

Même si l'armée s'est engagée à organiser des élections dans un délai de 18 mois, les opposants dénoncent la prise en charge de la transition par les militaires, qu'ils assimilent à un coup d'Etat perpétuant les 30 années au pouvoir d'Idriss Déby.

Malgré l'interdiction, des manifestants sont descendus dans les rues de N'Djamena samedi matin, certains brandissant des banderoles ou des pancartes dénonçant l'instauration d'une "monarchie" au Tchad.

"La police nous a empêchés de manifester", a dit Real Mianrounga, un représentant de la société civile, affirmant avoir été blessé dans une charge de la police contre une tentative de rassemblement dans le centre de la capitale.

"Ceux qui ont résisté ont été violemment réprimandés par la police. Il y a eu des blessés", a-t-il ajouté.

Certains manifestants ont brûlé des drapeaux français en accusant la France de soutenir l'armée dans son ancienne colonie, alors qu'Idriss Déby était perçu à Paris comme un élément important de la lutte contre l'islamisme armé au Sahel.

Emmanuel Macron était assis aux côtés de Mahamat Idriss Itno le 23 avril lors des obsèques d'Idriss Déby, décédé quatre jours plus tôt dans des combats contre des rebelles. Le président français avait alors assuré que "la France ne laissera(it) jamais personne remettre en cause, ne laissera(it) jamais personne menacer ni aujourd'hui ni demain la stabilité et l'intégrité du Tchad".

Quatre jours plus tard, Emmanuel Macron s'est toutefois dit "pour une transition pacifique démocratique inclusive (et) pas pour un plan de succession", tout en condamnant "avec la plus grande fermeté" la répression de manifestations ayant eu lieu le jour même à N'Djamena, dans lesquelles cinq personnes ont été tuées.