Sénégal : Ousmane Sonko, accusé de « viols et menaces de mort », se rend chez le juge d’instruction

Ousmane Sonko se rendra bien, mercredi 3 mars, chez le juge d’instruction. Attendu à 9 heures dans le cadre de l’enquête pour « viols et menaces de mort » dont il fait l’objet après les accusations d’une employée d’un salon de massage, le député et opposant politique avait jusque-là affirmé qu’il ne se rendrait à aucune convocation judiciaire, lit-on sur Le Monde.

Le dirigeant du parti Pastef-Les Patriotes a finalement changé d’avis et annoncé, mardi soir, à la surprise générale qu’il ira « répondre et écouter » le juge. « Cela ne veut pas dire une abdication. Mais il ne faut pas donner à l’adversaire la possibilité de créer des dossiers dans le dossier. Si je ne réponds pas à la convocation, la conséquence logique serait un mandat d’amener. L’armée qui serait envoyée ici pourrait rencontrer une résistance même si moi je ne résiste pas. Ils pourront me mettre sur le dos un autre délit, la rébellion », a-t-il expliqué devant la presse.

La semaine dernière, la plaignante a été entendue par le juge durant de longues heures dans un bureau du palais de justice de Dakar. Devant la porte bleue, plusieurs policiers montaient la garde. A quelques mètres, les journalistes jouaient des coudes pour apercevoir la silhouette de celle qui pourrait conduire en prison l’opposant le plus influent du pays, arrivé troisième à l’élection présidentielle de 2019 avec 15 % des voix.

Le dirigeant du parti Pastef-Les Patriotes a finalement changé d’avis et annoncé, mardi soir, à la surprise générale qu’il ira « répondre et écouter » le juge. « Cela ne veut pas dire une abdication. Mais il ne faut pas donner à l’adversaire la possibilité de créer des dossiers dans le dossier. Si je ne réponds pas à la convocation, la conséquence logique serait un mandat d’amener. L’armée qui serait envoyée ici pourrait rencontrer une résistance même si moi je ne résiste pas. Ils pourront me mettre sur le dos un autre délit, la rébellion », a-t-il expliqué devant la presse.

La semaine dernière, la plaignante a été entendue par le juge durant de longues heures dans un bureau du palais de justice de Dakar. Devant la porte bleue, plusieurs policiers montaient la garde. A quelques mètres, les journalistes jouaient des coudes pour apercevoir la silhouette de celle qui pourrait conduire en prison l’opposant le plus influent du pays, arrivé troisième à l’élection présidentielle de 2019 avec 15 % des voix.