Tunisie : des manifestants se mobilisent contre "le coup d'État" du président Saïed

  • Drapeau de la Tunisie
Environ 2 000 manifestants, selon des observateurs, ont dénoncé dimanche à Tunis "le pouvoir aux mains d'un seul homme", disant redouter "un retour à la dictature de Ben Ali", après l'adoption cette semaine par le président Kaïs Saïed de mesures exceptionnelles, lit-on sur France 24.

"La légitimité passe par le vote." Les manifestants présents à Tunis ont dénoncé, dimanche 26 septembre, "le pouvoir aux mains d'un seul homme", visant lre président Kaïs Saïed qui a adopté des mesures exceptionnelles cette semaine.

Au milieu d'une foule massée devant le théâtre municipal de Tunis, deux femmes de haute taille se distinguent dans cette manifestation, la plus importante depuis le coup de force de Kaïs Saïed le 25 juillet.

Jeans et chapeau de paille, Nade, 27 ans, agent administratif, est venue avec sa maman Leïla, les cheveux sous un foulard, pour manifester "contre les décisions du président qui bloquent la démocratie". "Il n'y a plus de Parlement, il a changé les lois, tout le pouvoir est aux mains d'un seul homme. Il veut tout faire tout seul", fustige la jeune femme.

Blindés, fourgons de police et barrières métalliques pour filtrer le passage d'une zone à l'autre, les forces de sécurité sont déployées en masse sur l'avenue Bourguiba, principale artère de la capitale.

Mercredi, le président Saïed a fait publier un décret qui se substitue à divers chapitres de la Constitution, contenant "des mesures exceptionnelles". Celles-ci pérennisent le gel du Parlement, lui permettent de légiférer par décret, de présider le Conseil des ministres et d'édicter des lois dans tous les domaines.

"La légitimité passe par le vote." Les manifestants présents à Tunis ont dénoncé, dimanche 26 septembre, "le pouvoir aux mains d'un seul homme", visant lre président Kaïs Saïed qui a adopté des mesures exceptionnelles cette semaine.

Au milieu d'une foule massée devant le théâtre municipal de Tunis, deux femmes de haute taille se distinguent dans cette manifestation, la plus importante depuis le coup de force de Kaïs Saïed le 25 juillet.

Jeans et chapeau de paille, Nade, 27 ans, agent administratif, est venue avec sa maman Leïla, les cheveux sous un foulard, pour manifester "contre les décisions du président qui bloquent la démocratie". "Il n'y a plus de Parlement, il a changé les lois, tout le pouvoir est aux mains d'un seul homme. Il veut tout faire tout seul", fustige la jeune femme.

Blindés, fourgons de police et barrières métalliques pour filtrer le passage d'une zone à l'autre, les forces de sécurité sont déployées en masse sur l'avenue Bourguiba, principale artère de la capitale.

Mercredi, le président Saïed a fait publier un décret qui se substitue à divers chapitres de la Constitution, contenant "des mesures exceptionnelles". Celles-ci pérennisent le gel du Parlement, lui permettent de légiférer par décret, de présider le Conseil des ministres et d'édicter des lois dans tous les domaines.