Certains pays de l'Union européenne condamnent la décision de la Cour constitutionnelle polonaise sur l'Union européenne

  • Drapeau de l'Union Européenne
Paris - La décision de la Cour constitutionnelle de la Pologne contre la suprématie du droit communautaire européen sur la justice polonaise "est une attaque contre l'Union européenne", a déclaré vendredi 08, le gouvernement français.

"C'est très grave", a dit le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, sur la chaîne RMC/BFMTV.

Beaune a ajouté qu'il existe un risque "de facto" de retrait de la Pologne de l'Union européenne, soulignant que la décision de la Cour constitutionnelle polonaise "est une attaque".

De leur côté, les magistrats portugais jugent la décision inédite, puisqu'en mars 2019 leurs confrères portugais de Medel avaient mis en garde contre ce "problème croissant" relativement aux pays d'Europe de l'Est.

Les syndicats de juges et de magistrats du ministère public ont remis lundi 04 à la Commission européenne et à l'ambassade de la Pologne au Portugal une plainte concernant des violations de l'indépendance de la justice dans ce pays.

La lettre conjointe signée par les présidents de l'Association des juges portugais (ASJP), Manuel Soares, et du Syndicat des procureurs généraux (SMMP), António Ventinhas, a été remise à l'ambassadeur de la Pologne et au représentant de la Commission européenne au Portugal, pour « éveiller la conscience quant à la situation délicate de l'indépendance judiciaire" dans ce pays de l'Union européenne (UE).

L'initiative vise à marquer la veille du « début du premier procès disciplinaire du juge Igor Tuleya, dans le cadre d'une initiative qui se déroulera dans plusieurs capitales européennes, avec le parrainage de Medel-Magistrats européens pour la démocratie et les libertés et l'Association européenne des Juges.

Déjà, la Belgique a annoncé mardi dernier, 05, qu'elle soutiendrait financièrement les femmes polonaises qui ne peuvent pas se faire avorter dans leur pays.

La ministre de l'Égalité des genres, Sarah Schlitz, et le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, ont annoncé un financement de 10.000 euros pour le groupe "Avortement sans frontières".

Selon Euronews, la décision a été prise pour "envoyer un signal fort" sur la nécessité de lutter pour les droits des femmes en Pologne.

Cette mesure intervient après que, plus tôt cette année, la Pologne ait introduit une interdiction presque totale de l'avortement, sauf en cas de viol, d'inceste ou lorsque la santé de la femme enceinte est en danger.

"C'est très grave", a dit le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, sur la chaîne RMC/BFMTV.

Beaune a ajouté qu'il existe un risque "de facto" de retrait de la Pologne de l'Union européenne, soulignant que la décision de la Cour constitutionnelle polonaise "est une attaque".

De leur côté, les magistrats portugais jugent la décision inédite, puisqu'en mars 2019 leurs confrères portugais de Medel avaient mis en garde contre ce "problème croissant" relativement aux pays d'Europe de l'Est.

Les syndicats de juges et de magistrats du ministère public ont remis lundi 04 à la Commission européenne et à l'ambassade de la Pologne au Portugal une plainte concernant des violations de l'indépendance de la justice dans ce pays.

La lettre conjointe signée par les présidents de l'Association des juges portugais (ASJP), Manuel Soares, et du Syndicat des procureurs généraux (SMMP), António Ventinhas, a été remise à l'ambassadeur de la Pologne et au représentant de la Commission européenne au Portugal, pour « éveiller la conscience quant à la situation délicate de l'indépendance judiciaire" dans ce pays de l'Union européenne (UE).

L'initiative vise à marquer la veille du « début du premier procès disciplinaire du juge Igor Tuleya, dans le cadre d'une initiative qui se déroulera dans plusieurs capitales européennes, avec le parrainage de Medel-Magistrats européens pour la démocratie et les libertés et l'Association européenne des Juges.

Déjà, la Belgique a annoncé mardi dernier, 05, qu'elle soutiendrait financièrement les femmes polonaises qui ne peuvent pas se faire avorter dans leur pays.

La ministre de l'Égalité des genres, Sarah Schlitz, et le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, ont annoncé un financement de 10.000 euros pour le groupe "Avortement sans frontières".

Selon Euronews, la décision a été prise pour "envoyer un signal fort" sur la nécessité de lutter pour les droits des femmes en Pologne.

Cette mesure intervient après que, plus tôt cette année, la Pologne ait introduit une interdiction presque totale de l'avortement, sauf en cas de viol, d'inceste ou lorsque la santé de la femme enceinte est en danger.