Les USA s'engagent à réduire leurs émissions de GES de moitié d'ici 2030

  • Le président des Etats-Unis, Joe Biden
WASHINGTON/BRUXELLES/PARIS (Reuters) - Les Etats-Unis comptent réduire de moitié leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) à l'horizon 2030 par rapport au niveau de 2005 et espèrent à travers cet objectif inciter d'autres grands pays à relever leurs ambitions dans la lutte contre le changement climatique.

Le président américain Joe Biden, qui cherche à reprendre le flambeau de la lutte contre le changement climatique abandonnée par son prédécesseur Donald Trump, s'est déjà fixé pour but plus large de passer à une économie totalement décarbonée d'ici 2050.

"Les Etats-Unis seront en mesure de réduire de moitié leurs émissions de gaz à effet serre d'ici la fin de cette décennie", a-t-il dit en ouverture d'un sommet virtuel sur le climat qu'il a organisé.

"C'est ce que nous pouvons faire si nous agissons pour construire une économie qui n'est pas seulement prospère, mais aussi plus saine, plus juste et plus propre pour nous tous", a-t-il ajouté.

Pour atteindre cet objectif plus ambitieux que celui qui avait été fixé par l'administration Obama, des cibles de réduction secteur par secteur - centrales électriques, automobile notamment - seront communiqués dans le courant de l'année, avaient auparavant précisé des responsables de son administration.

Dans le sillage des Etats-Unis, deux autres pays se sont également fixé des objectifs plus ambitieux.

JAPON, CANADA ET EUROPE SUIVENT LE MOUVEMENT

Le Premier ministre japonais Yoshihide Suga a ainsi porté jeudi l'objectif de réduction des émissions de GES di'ici 2030 à 46% (contre 26% précédemment) et le chef du gouvernement canadien Justin Trudeau a quant à lui relevé sa cible à 40%-45% (contre 30%) précédemment.

Emmanuel Macron figurait lui aussi parmi les premiers intervenants de ce sommet virtuel, lancé jeudi à 14h00 (12h00 GMT) et qui doit s'étendre sur deux jours.

Le président français a plaidé pour une fixation du prix du carbone et a estimé que l'action pour le climat passait par une régulation à l'échelle internationale.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a de son côté annoncé que le système d'échange de quotas d’émission - premier marché international du carbone - serait élargi à de nouveaux secteurs dans le cadre des nouvelles mesures en faveur de l'environnement qui devraient être présentées en juin.

"Le système d'échange de quotas d’émission ne concernera plus seulement l'énergie et l'industrie, mais aussi le transport et le bâtiment", a-t-elle précisé lors de son intervention.

Le prix de la tonne de carbone a atteint un record à 47 euros jeudi, au lendemain de l'annonce par l'Union européenne d'un accord sur un relèvement de son objectif de réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre à au moins 55% par rapport au niveau de 1990 d'ici 2030, contre une baisse de 40% précédemment.

Concernant les Etats-Unis, Joe Biden a présenté fin mars un vaste plan pour les infrastructures comportant des dispositions visant à réduire la dépendance du pays aux énergies fossiles et à contribuer à la lutte contre le réchauffement.

Ce plan d'investissement, qui doit encore être approuvé par le Congrès et se heurte à l'opposition des républicains, prévoit notamment de consacrer 174 milliards de dollars (environ 150 milliards d'euros) pour développer le marché des véhicules électriques et de mobiliser des milliards de dollars en faveur des énergies renouvelables.

Le président américain Joe Biden, qui cherche à reprendre le flambeau de la lutte contre le changement climatique abandonnée par son prédécesseur Donald Trump, s'est déjà fixé pour but plus large de passer à une économie totalement décarbonée d'ici 2050.

"Les Etats-Unis seront en mesure de réduire de moitié leurs émissions de gaz à effet serre d'ici la fin de cette décennie", a-t-il dit en ouverture d'un sommet virtuel sur le climat qu'il a organisé.

"C'est ce que nous pouvons faire si nous agissons pour construire une économie qui n'est pas seulement prospère, mais aussi plus saine, plus juste et plus propre pour nous tous", a-t-il ajouté.

Pour atteindre cet objectif plus ambitieux que celui qui avait été fixé par l'administration Obama, des cibles de réduction secteur par secteur - centrales électriques, automobile notamment - seront communiqués dans le courant de l'année, avaient auparavant précisé des responsables de son administration.

Dans le sillage des Etats-Unis, deux autres pays se sont également fixé des objectifs plus ambitieux.

JAPON, CANADA ET EUROPE SUIVENT LE MOUVEMENT

Le Premier ministre japonais Yoshihide Suga a ainsi porté jeudi l'objectif de réduction des émissions de GES di'ici 2030 à 46% (contre 26% précédemment) et le chef du gouvernement canadien Justin Trudeau a quant à lui relevé sa cible à 40%-45% (contre 30%) précédemment.

Emmanuel Macron figurait lui aussi parmi les premiers intervenants de ce sommet virtuel, lancé jeudi à 14h00 (12h00 GMT) et qui doit s'étendre sur deux jours.

Le président français a plaidé pour une fixation du prix du carbone et a estimé que l'action pour le climat passait par une régulation à l'échelle internationale.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a de son côté annoncé que le système d'échange de quotas d’émission - premier marché international du carbone - serait élargi à de nouveaux secteurs dans le cadre des nouvelles mesures en faveur de l'environnement qui devraient être présentées en juin.

"Le système d'échange de quotas d’émission ne concernera plus seulement l'énergie et l'industrie, mais aussi le transport et le bâtiment", a-t-elle précisé lors de son intervention.

Le prix de la tonne de carbone a atteint un record à 47 euros jeudi, au lendemain de l'annonce par l'Union européenne d'un accord sur un relèvement de son objectif de réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre à au moins 55% par rapport au niveau de 1990 d'ici 2030, contre une baisse de 40% précédemment.

Concernant les Etats-Unis, Joe Biden a présenté fin mars un vaste plan pour les infrastructures comportant des dispositions visant à réduire la dépendance du pays aux énergies fossiles et à contribuer à la lutte contre le réchauffement.

Ce plan d'investissement, qui doit encore être approuvé par le Congrès et se heurte à l'opposition des républicains, prévoit notamment de consacrer 174 milliards de dollars (environ 150 milliards d'euros) pour développer le marché des véhicules électriques et de mobiliser des milliards de dollars en faveur des énergies renouvelables.