Birmanie: Plus de 80 morts dans la répression d'une manifestation

(Reuters) - Les forces de sécurité birmanes ont utilisé des grenades pour disperser une manifestation contre le coup d'Etat près de Rangoun vendredi, tuant plus de 80 personnes, selon le groupe de surveillance de l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP) et un média local.

Aucun détail n'était disponible dans l'immédiat sur le bilan de la répression de cette manifestation à Bago, une ville située à environ 90 kilomètres de la capitale économique du pays, car les forces de sécurité ont rassemblé les corps dans l'enceinte d'une pagode avant de boucler le quartier, selon des témoins et des médias locaux.

L'AAPP et le site d'information Myanmar Now ont rapporté samedi que 82 personnes avaient trouvé la mort lors de cette manifestation contre le putsch du 1er février.

"C'est comme un génocide", a déclaré l'un des organisateurs de la manifestation selon des propos rapportés par Myanmar Now. "Ils tirent sur la moindre ombre."

De nombreux habitants de la ville ont fui, selon des publications sur des médias sociaux.

Un porte-parole de la junte militaire au pouvoir en Birmanie n'a pas pu être joint dans l'immédiat pour commenter ces informations.

L'AAPP, qui publie un bilan quotidien des victimes et des arrestations liées aux manifestations, avait auparavant annoncé que 618 personnes avaient été tuées depuis la prise du pouvoir par les militaires.

Ce chiffre est contesté par l'armée, qui justifie le putsch par le fait que les élections législatives de novembre, remportées par le parti de la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, avaient été truquées, une accusation réfutée par la commission électorale.

Le porte-parole de la junte, le général Zaw Min, a déclaré vendredi lors d'une conférence de presse que l'armée avait recensé 248 décès parmi les civils et 16 parmi les forces de sécurité, en précisant que ces dernières n'utilisaient pas d'armes automatiques.

Des députés démis de leurs fonctions par la junte ont appelé vendredi le Conseil de sécurité des Nations unies à faire pression sur la junte.

Aucun détail n'était disponible dans l'immédiat sur le bilan de la répression de cette manifestation à Bago, une ville située à environ 90 kilomètres de la capitale économique du pays, car les forces de sécurité ont rassemblé les corps dans l'enceinte d'une pagode avant de boucler le quartier, selon des témoins et des médias locaux.

L'AAPP et le site d'information Myanmar Now ont rapporté samedi que 82 personnes avaient trouvé la mort lors de cette manifestation contre le putsch du 1er février.

"C'est comme un génocide", a déclaré l'un des organisateurs de la manifestation selon des propos rapportés par Myanmar Now. "Ils tirent sur la moindre ombre."

De nombreux habitants de la ville ont fui, selon des publications sur des médias sociaux.

Un porte-parole de la junte militaire au pouvoir en Birmanie n'a pas pu être joint dans l'immédiat pour commenter ces informations.

L'AAPP, qui publie un bilan quotidien des victimes et des arrestations liées aux manifestations, avait auparavant annoncé que 618 personnes avaient été tuées depuis la prise du pouvoir par les militaires.

Ce chiffre est contesté par l'armée, qui justifie le putsch par le fait que les élections législatives de novembre, remportées par le parti de la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, avaient été truquées, une accusation réfutée par la commission électorale.

Le porte-parole de la junte, le général Zaw Min, a déclaré vendredi lors d'une conférence de presse que l'armée avait recensé 248 décès parmi les civils et 16 parmi les forces de sécurité, en précisant que ces dernières n'utilisaient pas d'armes automatiques.

Des députés démis de leurs fonctions par la junte ont appelé vendredi le Conseil de sécurité des Nations unies à faire pression sur la junte.