Accord commercial entre le Royaume-Uni et l'Australie

  • Le premier ministre britannique, Boris Johnson
CANBERRA/LONDRES (Reuters) - Le Royaume-Uni et l'Australie ont annoncé mardi un accord commercial qui supprimera les droits de douane et les formalités administratives dans les échanges entre les deux pays.

Cet accord, scellé à l'issue de discussions entre les Premiers ministres des deux pays, a été présenté par Boris Johnson comme une nouvelle ère dans les relations bilatérales.

Londres considère cet accord, le premier conclu depuis sa sortie effective de l'Union européenne le 1er janvier, comme un élément important de sa stratégie commerciale et diplomatique post-Brexit. La Royaume-Uni entend éloigner de l'Europe son centre de gravité économique et rechercher de nouvelles opportunités dans la zone indo-pacifique.

Les derniers obstacles à la conclusion de cet accord ont été levés lors de nouvelles discussions lundi en Grande-Bretagne au terme du sommet du G7 auquel le Premier ministre australien Scott Morrison a été invité à participer.

"Aujourd'hui marque une nouvelle aube dans les relations entre le Royaume-Uni et l'Australie, soutenues par notre histoire partagée et nos valeurs communes", a déclaré Boris Johnson, cité dans un communiqué.

La Grande-Bretagne est le huitième partenaire commercial de l'Australie et Canberra le 20e de Londres. Les échanges commerciaux entre les deux pays représentent en valeur 26,9 milliards de dollars australiens (17,1 milliards d'euros).

Selon des estimations officielles, l'accord pourrait permettre à la Grande-Bretagne d'accroître de 500 millions de livres (580 millions d'euros) sa production économique évaluée à environ 2.000 milliards de livres.

"Il s'agit d'un accord fondamentalement libéral qui supprime les droits de douane sur tous les produits britanniques, ouvre de nouvelles opportunités pour nos fournisseurs de services et nos entreprises technologiques, et permet à notre population de voyager et de travailler plus facilement", a déclaré pour sa part la ministre britannique du Commerce, Liz Truss.

Les agriculteurs britanniques redoutent cependant que cet accord ne provoque des faillites en cascade en supprimant les droits de douane sur les importations d'agneau et de boeuf en provenance d'Australie.

Le gouvernement leur a assuré qu'ils seraient protégés grâce à un mécanisme qui plafonne les exonérations de droits sur les importations pendant 15 ans.

Le ministre australien du Commerce, David Littleproud, n'a pas souhaité donner les détails de cet accord, mais a souligné qu'il serait bénéfique pour les agriculteurs de son pays.

"Dans l'ensemble, ce sera une grande victoire pour l'agriculture australienne", a-t-il déclaré sur les ondes de 4BC Radio.

L'économie australienne étant déjà largement tournée vers l'Asie, certains experts comme Ben Wellings, maître de conférences en politique et relations internationales à l'Université Monash en Australie, voient dans cet accord davantage un symbole qu'un changement de paradigme économique.

Cet accord, scellé à l'issue de discussions entre les Premiers ministres des deux pays, a été présenté par Boris Johnson comme une nouvelle ère dans les relations bilatérales.

Londres considère cet accord, le premier conclu depuis sa sortie effective de l'Union européenne le 1er janvier, comme un élément important de sa stratégie commerciale et diplomatique post-Brexit. La Royaume-Uni entend éloigner de l'Europe son centre de gravité économique et rechercher de nouvelles opportunités dans la zone indo-pacifique.

Les derniers obstacles à la conclusion de cet accord ont été levés lors de nouvelles discussions lundi en Grande-Bretagne au terme du sommet du G7 auquel le Premier ministre australien Scott Morrison a été invité à participer.

"Aujourd'hui marque une nouvelle aube dans les relations entre le Royaume-Uni et l'Australie, soutenues par notre histoire partagée et nos valeurs communes", a déclaré Boris Johnson, cité dans un communiqué.

La Grande-Bretagne est le huitième partenaire commercial de l'Australie et Canberra le 20e de Londres. Les échanges commerciaux entre les deux pays représentent en valeur 26,9 milliards de dollars australiens (17,1 milliards d'euros).

Selon des estimations officielles, l'accord pourrait permettre à la Grande-Bretagne d'accroître de 500 millions de livres (580 millions d'euros) sa production économique évaluée à environ 2.000 milliards de livres.

"Il s'agit d'un accord fondamentalement libéral qui supprime les droits de douane sur tous les produits britanniques, ouvre de nouvelles opportunités pour nos fournisseurs de services et nos entreprises technologiques, et permet à notre population de voyager et de travailler plus facilement", a déclaré pour sa part la ministre britannique du Commerce, Liz Truss.

Les agriculteurs britanniques redoutent cependant que cet accord ne provoque des faillites en cascade en supprimant les droits de douane sur les importations d'agneau et de boeuf en provenance d'Australie.

Le gouvernement leur a assuré qu'ils seraient protégés grâce à un mécanisme qui plafonne les exonérations de droits sur les importations pendant 15 ans.

Le ministre australien du Commerce, David Littleproud, n'a pas souhaité donner les détails de cet accord, mais a souligné qu'il serait bénéfique pour les agriculteurs de son pays.

"Dans l'ensemble, ce sera une grande victoire pour l'agriculture australienne", a-t-il déclaré sur les ondes de 4BC Radio.

L'économie australienne étant déjà largement tournée vers l'Asie, certains experts comme Ben Wellings, maître de conférences en politique et relations internationales à l'Université Monash en Australie, voient dans cet accord davantage un symbole qu'un changement de paradigme économique.