Angola: un juriste salue l'initiative présidentielle de révision constitutionnelle

  • Albano Pedro, chercheur de droit constitutionnel comparé
Luanda - Le juriste angolais Albano Pedro affirme, dans une analyse publiée ce dimanche à Luanda, que le bon sens exige que l'initiative présidentielle pour une révision ponctuelle de la Constitution de la République d'Angola soit adoptée sans réserve.

Le Président de la République, aux termes de l'article 233 de la Constitution de la République d'Angola (CRA), a annoncé, mardi 2 mars, qu'il avait pris l'initiative de révision ponctuelle de la CRA.

«C'était une décision agréable à écouter, malgré les soupçons qu'il soulève à juste titre», écrit l'avocat dans une analyse approfondie sur le sujet, que l'ANGOP publie dans son intégralité sur son portail.

Le juriste a cependant déclaré qu '”une légère révision constitutionnelle est attendue, de celles qui visent uniquement à améliorer l'articulation des règles, sans donner une nouvelle apparence à l'organisation et au fonctionnement des organes de souveraineté de l'Etat et à l'exercice des droits politiques des citoyens".

"Le bon sens exige que l'initiative soit adoptée sans réserve", a-t-il dit, avant de souligner que "contrôler" ce processus de révision du texte constitutionnel est "essentiel".

L'avocat affirme, à un moment donné, que la révision constitutionnelle annoncée ne propose pas de changer le noyau essentiel des relations de pouvoir prévues dans la CRA de 2010.

Selon lui, cela la fait survivre, encore, comme un «vrai fossile», dans le contexte des constitutions des pays de l'Afrique australe, mieux «adaptée» aux défis du monde contemporain.

Selon le président João Lourenço, la proposition «constitue un examen ponctuel important», qui se concentre, entre autres, sur des domaines tels que la clarification du modèle de relation institutionnelle entre le Président de la République, en tant que titulaire du pouvoir exécutif, et l'Assemblée nationale (AN), en ce qui concerne le contrôle politique.

La consécration du droit de vote aux citoyens angolais résidant à l'étranger et l'affirmation constitutionnelle de la Banque Nationale d’Angola en tant qu'entité administrative indépendante du pouvoir exécutif font également partie de l'éventail des questions qui seront examinées.

Le Président de la République, aux termes de l'article 233 de la Constitution de la République d'Angola (CRA), a annoncé, mardi 2 mars, qu'il avait pris l'initiative de révision ponctuelle de la CRA.

«C'était une décision agréable à écouter, malgré les soupçons qu'il soulève à juste titre», écrit l'avocat dans une analyse approfondie sur le sujet, que l'ANGOP publie dans son intégralité sur son portail.

Le juriste a cependant déclaré qu '”une légère révision constitutionnelle est attendue, de celles qui visent uniquement à améliorer l'articulation des règles, sans donner une nouvelle apparence à l'organisation et au fonctionnement des organes de souveraineté de l'Etat et à l'exercice des droits politiques des citoyens".

"Le bon sens exige que l'initiative soit adoptée sans réserve", a-t-il dit, avant de souligner que "contrôler" ce processus de révision du texte constitutionnel est "essentiel".

L'avocat affirme, à un moment donné, que la révision constitutionnelle annoncée ne propose pas de changer le noyau essentiel des relations de pouvoir prévues dans la CRA de 2010.

Selon lui, cela la fait survivre, encore, comme un «vrai fossile», dans le contexte des constitutions des pays de l'Afrique australe, mieux «adaptée» aux défis du monde contemporain.

Selon le président João Lourenço, la proposition «constitue un examen ponctuel important», qui se concentre, entre autres, sur des domaines tels que la clarification du modèle de relation institutionnelle entre le Président de la République, en tant que titulaire du pouvoir exécutif, et l'Assemblée nationale (AN), en ce qui concerne le contrôle politique.

La consécration du droit de vote aux citoyens angolais résidant à l'étranger et l'affirmation constitutionnelle de la Banque Nationale d’Angola en tant qu'entité administrative indépendante du pouvoir exécutif font également partie de l'éventail des questions qui seront examinées.