Terça, 19 de Janeiro de 2021
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La censure et la répression contre la presse de retour


09.06.2010 - mer. : 13'55 - Mise à jour 09.06.2010 - mer. : 13'54

Soudan


Khartoum - Quotidiens indépendants et d'opposition soudanais se plaignent du retour de la censure d'Etat et de la répression qui pèsent sur eux depuis la réélection du président Omar el-Béchir.


"Pendant la période électorale, il n'y avait pas de censure. Mais elle est de retour", regrette Annour Ahmed Annour, rédacteur en chef d'al-Sahafa (La presse), le grand quotidien indépendant de Khartoum.


Les autorités soudanaises avaient levé la censure à l'automne, après le vote d'une loi qui reconnaît la liberté de presse tout en établissant des lignes rouges à ne pas franchir, comme la sécurité nationale et la moralité publique dans un pays majoritairement musulman.

Les journalistes soudanais ont couvert les élections d'avril ayant reconduit au pouvoir le président Béchir, sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), sans que les quotidiens ne soient purgés par les services de renseignement avant leur mise sous presse.


Mais depuis quelques semaines, la situation a changé. Les autorités ont fermé le quotidien de l'opposant Hassan al-Tourabi, Ray al-Shaab (L'opinion du peuple), estimant qu'il avait publié une information "mensongère" faisant état de la présence au Soudan
d'ingénieurs appartenant "aux Gardiens de la révolution iraniens" dans le cadre d'un projet de coopération.