Domingo, 17 de Janeiro de 2021
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L'Angola prévoit de ratifier l'accord orthographique


05.05.2020 - mar. : 12'39 - Mise à jour 05.05.2020 - mar. : 12'39

Ministre des Relations Extérieures, Tete António (photo d'archive)

Photo: Pedro Parente



Luanda - Le ministre des Relations extérieures, Teté António, a déclaré lundi à Luanda que l'Angola travaillait à ratifier l'accord d'orthographe de 1990.


S'exprimant à l'ouverture du colloque sur la langue portugaise, le ministre a fait savoir qu’il était en cours des discussions avec les autres membres de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et l'Institut international de la langue portugaise (IILP).

Selon lui, les parties discutent des questions liées à certaines règles orthographiques qui tiennent compte de la réalité linguistique angolaise, afin de se refléter dans l'accord.

"La langue portugaise est un facteur de développement pour nous, comme l'a récemment déclaré le président de la République, João Lourenço", a-t-il rappelé.

Le ministre a souligné la nécessité d'analyser, lors du colloque, comment promouvoir la langue portugaise en termes d'éducation, d'enseignement et d'autres politiques publiques.

L'accord orthographique a été signé pour entrer en vigueur le 1er janvier 1994, après ratification par tous les pays membres de la CPLP. Cependant, ce scénario ne s'est pas produit, puisque seuls le Portugal, le 23 août 1991, et le Brésil, le 18 avril 1995, ont ratifié le document. Deux protocoles d'amendement ont ensuite été signés à différentes occasions.

Le premier a supprimé la date de son entrée en vigueur du texte original, et le second, en plus de permettre l'adhésion de Timor oriental, qui venait d’obtenir son indépendance, a établi qu'il suffirait à trois membres de la CPLP de ratifier l'accord pour qu'il entre en vigueur.

Le dernier pays à avoir ratifié le document a été le Mozambique, le 7 juin 2012, après le Portugal (1991), le Brésil (1995), le Cap-Vert (2005), la Guinée-Bissau (2009), São Tomé et Principe (2006) et Timor oriental (2009).

Parmi les changements apportés par le nouvel accord, les suivants se distinguent: l'augmentation de l'alphabet de 23 à 26 lettres, avec l'introduction de «k», «w» et «y», précisément pour tenir compte des mots de langues étrangères et de leurs dérivés, notamment les noms de personnes et de lieux, entre autres, ainsi que les acronymes, symboles et unités de mesure internationales.