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La police arrête des "manifestants" à proximité du Parlement


19.02.2020 - mer. : 17'42 - Mise à jour 19.02.2020 - mer. : 17'42

Police Nationale

Photo: Henri Celso



Luanda - Dix citoyens ont été arrêtés par la police nationale, à Luanda, alors qu'ils manifestaient contre l'investiture de Manuel Pereira da Silva au poste de président de la Commission électorale nationale (CNE).


L'arrestation a eu lieu ce mercredi matin, à côté du passage supérieur de Zamba 2, à Prenda, près de l'Assemblée nationale, alors que le Parlement s'apprêtait à investir le nouveau président de la CNE.

Manuel Pereira da Silva a remporté l'appel d'offres public pour pourvoir le poste de président de la CNE, ce qui a conduit les partis d'opposition, comme l'UNITA, à introduire un recours auprès de la Cour suprême, pour suspendre l’élection.

Concernant la manifestation, le porte-parole du commandement provincial de la police nationale de Luanda, Hermenegildo de Brito, a déclaré que les détenus se trouvaient au 2ème commissariat de police, dans le district d'Ingombota, soulignant qu '«après identification et traitement approprié, ils seraient libérés».

Selon Hermenegildo de Brito, plus de 100 manifestants ont tenté de s'approcher du Parlement, créant des contraintes sur la circulation automobile, ce qui a obligé la police à intervenir pour maintenir l'ordre et la tranquillité.

L’officier de la Police nationale a indiqué que le groupe avait manifesté sans se conformer à la loi, qui établit une autorisation préalable à cet effet.

"Les conditions de sécurité pour le libre exercice du droit à la liberté et à l'expression, prévues à l'article 47 de la Constitution de la République, n'étaient pas réunies", a-t-il expliqué.

Hermenegildo de Brito a réfuté les accusations publiées sur les réseaux sociaux et dans certains médias, selon lesquelles la police aurait utilisé une «force excessive» pour contenir la manifestation.