Terça, 19 de Janeiro de 2021
    |  Fale connosco  |   Assinante    
 

Le PGR évalue la libération des condamnés jusqu'à deux ans


03.04.2020 - ven. : 16'35 - Mise à jour 03.04.2020 - ven. : 16'36

Procureur général de la République, Helder Pitta Grós (archive)

Photo: Joaquina Bento



Luanda - Le bureau du procureur général de la République(PGR) évalue la possibilité de libérer des prisonniers condamnés jusqu'à deux ans de prison, dans le cadre de mesures visant à contenir la propagation de la nouvelle pandémie du coronavirus (Covid-19), qui a déjà fait deux décès dans le pays.


En l'occurrence, la libération se fera dans le cadre des organes de coordination de la justice, un mécanisme dirigé par le président de la Cour suprême, Joel Leonardo.

S'adressant à la presse, le procureur général de la République, Hélder Pitta Grós, a souligné que pour le moment il s'agit d'une intention et il n'y a rien de concret.

"Nous analysons si nous pouvons ou non opter pour cette mesure", a indiqué Hélder Pitta Grós, affirmant qu'il existe une enquête auprès des condamnés dans cet état qui dénombre environ trois mille prisonniers dans le pays.

Selon le magistrat, on voit en ce moment quel sera l'instrument juridique à utiliser.

Toujours dans le cadre des actions contre la progression du Covid-19, il a affirmé que les citoyens en détention préventive étaient en train d'être libérés, avec des délits à faible danger social.

Le procureur général de la République a indiqué que, rien qu'à Luanda, le PGR travaille sur un millier de cas localisés, ajoutant que certains citoyens ont déjà commencé à être libérés, sans avancer le nombre.

Le PGR, a-t-il ajouté, s'est engagé à réexaminer tous les cas, dont les décisions antérieures peuvent être remplacées par une mesure coercitive, y compris un terme d'identité et de résidence (assignation à résidence), avec l'obligation pour le condamné de se présenter régulièrement à la police.

En ce qui concerne le danger que cette mesure pourrait causer à la stabilité de la société, Hélder Pitta Grós a dit qu'il n'y avait pas de problème concernant le danger social de ces citoyens qui étaient, ou seront, libérés, car le PGR travaille avec les forces de défense et de sécurité pour les «contrôler et patrouiller».

"L'idée est de sauvegarder la vie humaine", ayant rassuré que les crimes ne sont pas d'un grand danger.

Hélder Pitta Grós comprend que la mesure aidera également le ministère de l'Intérieur à mieux gérer les pénitenciers, certains étant surpeuplés.

Le magistrat a reconnu que la pandémie du Covid-19 compromet non seulement la réalisation de la justice, mais d'autres segments de la vie humaine, car il s'agit d'une situation transversale à toute la société.

"En fait, nous allons avoir des problèmes à cet égard, mais nous saurons comment trouver le meilleur moyen de surmonter la situation", a déclaré Hélder Pitta Grós, assurant que le PGR trouvera les solutions les plus appropriées à la réalité du pays.