Quarta, 02 de Dezembro de 2020
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João Lourenço: Trois ans de gouvernance


26.09.2020 - sam. : 17'37 - Mise à jour 26.09.2020 - sam. : 17'43

Président de la République, João Lourenço, lors de son investiture le 26 septembre 2017 Photo: Pedro Parente

Luanda - Le Président de la République d'Angola, João Lourenço, célèbre ce samedi (26) le troisième anniversaire de son mandat de cinq ans, marqué par un impact négatif du Covid-19 sur l'économie angolaise, en particulier, et sur la société en général.


Le Chef de l’Etat angolais a accédé au pouvoir le 26 septembre 2017, succédant à José Eduardo dos Santos, au lendemain de la tenue, en Angola,  des quatrièmes Elections Générales et Démocratiques.
 

João Lourenço a été investi par Rui Ferreira, alors Juge conseiller et Président de la Cour constitutionnelle, lors d’une cérémonie solennelle au cours de laquelle il a énuméré clairement les principales Lignes de sa stratégie de gouvernance.

“Pour correspondre à la grande expectative que mon élection et ma confiance au MPLA (Parti au pouvoir) ont suscité, je gouvernerai en usant tous les pouvoirs que la Constitution et la force des votes des citoyens exprimés aux urnes me confèrent”, a-t-il fait savoir.

Au début de ce nouveau cycle politique, le 3ème Président de la République d’Angola (derrière António Agostnho Neto et José Eduardo dos Santos) , ayant promis de réaliser ses promesses électorales, a affirmé que la Constitution serait sa “boussole d’orientation, et les Lois, son critère de décisions”.


A ce propos, il a promis de mettre en œuvre les “politiques publiques qui répondent aux attentes des citoyens, et une gouvernance qui appelle à la participation de tous les Angolais, indépendamment du lieu de naissance, de sexe, de langue maternelle, de religion, de conditions économiques ou de la position sociale”.


Il y a lieu de signaler que João Lourenço a pris les destinées de la Nation angolaise à un moment macro-économique très adverse. Relancer et diversifier l’économie nationale, puis maintenir la stabilité politique sont donc des grands défis à relever par le Président.

Le Chef de l’Etat avait devant lui une tâche difficile à accomplir, du point de vue politique, économique et  social, voire diplomatique.


Le pays que João Lourenço a “hérité” était presqu’ “au fond de l’abîme”. Il avait le devoir de réaliser les principales promesses faites lors des élections générales”: Combattre la corruption, consolider l’Etat démocratique et de droit, diversifier l’économie et améliorer les conditions de vie des citoyens.

Dès lors, il a pris l’engagement de gouverner pour le bénéfice de tous les Angolais. João Lourenço a affirmé que, durant son mandat, son gouvernement “chercherait à fixer le taux d’inflation dans les limites acceptables et contrôlables”.

En matière de politique de change et de fisc, le Président a promis d’imposer des règles rigides et de miser sur l’effort des systèmes de contrôle des actes illicites qui puissent discréditer le secteur financier et bancaire, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Dans son discours d’investiture, le Chef de l’Etat angolais a dit que le crédit à l’économie se ferait selon les besoins des Agents économiques, et que la priorité reviendrait à la diversification de l’économie nationale, à la réduction drastique des importations et à l’augmentation des exportations.

C’est donc avec ces prévisions et tant d’autres que João Lourenço, né le 05 mars 1954 à Lobito, ville portuaire de la province de Benguela (littoral-sud), a démarré son mandat historique “plein” d’obstacles, érigés principalement par des Groupes économiques très forts ayant su construire des monopoles avec des fonds publics.

Trois ans passés, depuis son arrivée au pouvoir, le Chef de l’Etat demeure ferme dans sa détermination de combattre les maux qui ont ravagé le pays, menant une lutte ardue contre diverses personnalités impliquées dans des actes de corruption, de détournement du denier public, de blanchiment des capitaux et dans d’autres crimes financiers.

Signalons que le Président célèbre sa troisième année à la tête du pays à un moment de très grandes difficultés économiques et de profonds problèmes sociaux, dus notamment à la pandémie du Covid-19.


Cette 3ème année de gouvernance de João Lourenço est marquée, essentiellement,  par une paralysie quasi totale des secteurs vitaux et stratégiques du pays, surtout de l’économie.

Il s’agit d’une réalité semblable à celle des dizaines des pays, inclus ceux dits développés, qui ressentent de manière notoire et sans équivoque l’impact négatif du Covid-19, qui a fait jusqu’en cette date plus de 31,9 millions d’infectés, et plus de 978.000 décès.

Nonobstant les embûches, João Lourenço demeure ferme et tient à réaliser les promesses électorales et  rendre l’espérance aux Angolais, et ce malgré les incertitudes créées par l’irruption du nouveau coronavirus, qui fait croitre le taux de chômage, baisser la production industrielle, agricole et les recettes publiques.